ou
mosquée des libraires, fut débutée sous la dynastie berbère
des Almoravides en 1120, mais fut profondément remaniée à
partir de 1162 sous l'émir Almohade Abu Yusuf Yaqub
al-Mansur, et devint l'un des édifices les plus
caractéristiques de ce style. Son nom vient du fait qu'elle
se situait dans le souk des marchands de manuscrits.
Architecture:
La
mosquée des libraires s'organise sur un plan en T. Cette
tradition existe depuis la construction de la mosquée de
Kairouan au IXe siècle, et se retrouve également en Espagne.
Il s'agit en fait d'un plan arabe hypostyle [1],
c’est-à-dire comportant une grande cour entourée d'un
portique et une salle de prière à colonnes. Les nefs sont
perpendiculaires au mur de qibla, celle du centre étant plus
large ; et la travée qui longe le mur qibli est également
magnifiée, ce qui forme un T, d'où le nom. Le mihrab est
traité comme une niche très profonde, et le minaret, haut de
69 m, est de section carrée, selon la tradition de
l'occident musulman.
Ses 17 nefs, soutenues par de nombreux piliers blancs,
abritent l'une des plus vastes salles de prière de
l'Occident musulman (90 x 60 m) pouvant accueillir jusqu'à
vingt mille fidèles. Le bâtiment a été restauré dans
l'esprit du monument original en 1990, sous l'autorité du
ministère de la Culture marocain.